LES LACS A BALENG : DES DONS DE LA NATURE
Baleng, c’est aussi ses sites touristiques, plus particulièrement ses lacs. La nature a ainsi doté ce village de trois grands lacs à savoir : le Lac de DOUPE, le Lac de TAKOUCHE, et le lac de GHANG. Ce sont des lacs de cratère formés après le passage des volcans. Ces trois lacs, les uns aussi intéressants que les autres ont des points de similitudes et des points de différences. En terme de superficie le lac de Doupé arrive en tête, suivi du lac de Takouche, enfin le lac de Ghang.
Ces eaux tranquilles dont la particularité est qu’elles ne coulent pas regorgent beaucoup de mystères.
Les notables et prêtres traditionnels disent que dans ces eaux, vivent des êtres humains qui mènent une vie normale. Ces lieux attirent beaucoup de visiteurs ; mais il est difficile de les contourner à cause des rives abruptes. On se contente de s’arrêter dans ‘’la cour du lac’’ ou faire quelques dizaines de mètres de part et d’autre de la cour. Chacun des trois lacs a des particularités bien remarquables.
Le lac de Ghang, est situé à trois kilomètres à vol d’oiseau de la Chefferie Supérieure Baleng. C’est une étendue d’eau cernée par une végétation verdoyante et pittoresque. Il contient des bêtes féroces aquatiques qui frappent leur tête sur l’eau et provoquent des ondulations. Ces ondulations bien que rappelant la valse, sont le symbole de la danse des reines.
Le lac de Doupé est situé à 20 kilomètres de la ville de Bafoussam. Ses environs et surtout la descente jusqu’ à sa cour sont labourés, ce qui offre une vue plus claire du site. Dans ce lac, les bêtes féroces cohabitent avec plusieurs variétés de poissons. Le sang versé sur l’eau attire les bêtes qui jaillissent et manifestent leur cannibalisme.
Le Lac Takouche situé à proximité du fleuve Mifi au-delà duquel se trouve le village Bamekombou dans la Bamboutos, regorge également une gamme variée de poissons et de bêtes féroces. Sa particularité est le rejet systématique des eaux du fleuve, de sorte qu’une goutte d’eau de la Mifi jetée dans le lac fait chemin retour. Toute tentative répétée entrainera des conséquences fâcheuses.
Dans ces lieux, on peut observer les mouvements génétiques qu’occasionnent les vagues dans l’eau, la parade des hérons, martin-pêcheur, et des canards sauvages en quête de pitance. Ils attrapent les poissons pour assouvir leur faim. On peut aussi en ces lieux, chanter, danser, manger, faire de la pêche sans pour autant provoquer le courroux de ces habitants invisibles.
Pour ce qui est de la puissance, le lac de Ghang arrache la palme d’or. La puissance ici étant exprimée en termes de mystères que recèle ce lac et aussi de rituels qui s’y déroulent.
Dans ces lacs, se pratiquent beaucoup de rites. Lorsque les pluies tardent à venir, lorsque qu’il faut calmer la furie des pluies de peur de détruire les récoltes, deux hommes, TAKOUGUI et TAGANG NEGHO se dirigent vers le lac. Après leur sacrifice, les résultants ne tardent pas à venir.